Souvenirs



Novatech sur www.canalc2.tv
Retransmission vidéo et power point d'un tiers des conférences

 

Photos "souvenirs"

Synthèses des conférences

 

Novatech 2004

Novatech 2001

Novatech 1998

Novatech 1995

 

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Photos souvenirs de Novatech 2010

 

 

1 - Aperçu général

2 - Les orateurs (trombinoscope par ordre alphabétique)

3 - La conférence plénière et le film

4 - La soirée de Gala

5 - Les Workshops

6 - Les visites techniques

 

 

 

 

Photos souvenirs de Novatech 2007

 

 

1 - Aperçu général

2 - Les orateurs
- session 1
- session 2
- session 3
- session 4
- session 5
- session 6
- session 7
- session 8
- session 9

3 - L'exposition

4 - Les workshops du dimanche matin

5 - L'accueil au Radisson

6 - La soirée de gala

7 - Les visites techniques

 

 

 

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Synthèse Novatech 2001

Les phénomènes physiques
1- Les sources de pollution sont extrêmement diversifiées en ville, le rôle des toitures ne doit pas être négligé si l'on s'intéresse aux métaux lourds.
2- Les phénomènes chimiques et biologiques jouent un grand rôle dans le transfert des polluants tout aussi bien en surface que dans le système d'évacuation (réseau d'assainissement). Le résultat peut être positif (biodégradation relativement rapide des hydrocarbures sur le sol, biodégradation de la matière organique à l'intérieur du système d'assainissement). Il peut également être négatif (synthèse de composés différents de ceux introduits et potentiellement plus toxiques).
La métrologie
1- Les données actuelles sont insuffisantes en nombre et très imprécises. Il s'agit d'un point de blocage pour le progrès des connaissances. L'évaluation des incertitudes associées est également indispensable.
2- Les chercheurs commencent cependant à développer des bases de données disponibles sur Internet qui permettent d'échanger des connaissances (en particulier base de données sur les performances des techniques alternatives).
Les ouvrages
1- Beaucoup de technologies nouvelles deviennent matures et le développement des connaissances permet une amélioration continue des procédés techniques innovants (dépollution des eaux pluviales, techniques d'infiltration, ouvrages de stockage à la parcelle, etc.)
2- Il reste cependant des questions ouvertes portant en particulier sur la durabilité et la maintenabilité des ouvrages.
3- Le financement de la maintenance est souvent difficile. Dans beaucoup de pays il est beaucoup plus simple de trouver de l'argent pour construire que pour maintenir.
4- Des problèmes nouveaux prennent de l'importance, en particulier celui de la responsabilité vis à vis du risque accident dans le cas d'ouvrages ouverts au public.
5- La gestion en temps réel des ouvrages semble trouver un second souffle (exemples de Québec ou de Barcelone), du fait d'une efficacité potentielle très grande. Le problème traité majeur est maintenant celui de la limitation des pollutions rejetées. De ce fait l'efficacité peut surtout être améliorée pour les petites pluies, ce qui rend moins contraignantes les contraintes liées aux difficultés de la prévision météo. Le problème de la qualité des données et la possibilité de les valider en temps réel sont des aspects cruciaux.
Le cas particulier des pays en développement
Les pays en développement connaissent des situations très différenciées, ce qui implique de rechercher des solutions également différenciées. Globalement les deux mots clés conditionnant le succès de ces solutions sont " culture locale " et " démarche participative ". Les problèmes techniques passent au second plan.
Nécessité d'un changement de stratégie
Globalement cet aspect a été au centre des discussions. Il ne s'agit pas d'améliorer les ouvrages d'assainissement mais de changer de stratégie de gestion des eaux pluviales urbaines. Ce thème peut lui-même être découpé en trois sous-thèmes :
Aspect aide à la décision
La limite actuelle des approches intégrées apparaît extrêmement liée au fait que les problèmes de décisions sont mal posés.
La recherche d'indicateurs de performance communs à tous n'est pas toujours facile : par exemple, comment lier rejets à effets sur les milieux récepteurs ?
Il y a une grande difficulté à intégrer les aspects techniques aux aspects institutionnels et sociaux. Ceci est particulièrement compliqué si les objectifs des ouvrages sont multiples.
Enfin il est très difficile de bien définir les objectifs, ce qui amène directement à une question essentielle largement débattue :
Comment faire participer les citoyens ?
Deux éléments de réponse ont été avancés :
1 Il est nécessaire d'avoir une vision à long terme, d'où l'importance des problèmes de participation, d'éducation et d'adaptation des organisations.
2 L'éducation a un rôle essentiel. Elle doit concerner l'ensemble des acteurs et des citoyens et permettre le développement d'une culture commune de l'eau.
Aspects économiques
Très peu de conférences ont abordé directement ce sujet qui a cependant constitué un aspect central dans les discussions. En dehors de questions classiques sur l'évaluation des coûts, deux idées fortes ont été soulevées :
1 La conception des ouvrages permettant des usages multiples rend plus facile le financement de l'investissement et du fonctionnement.
2 Quelle est la valeur économique de l'eau ?


 

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Synthèse Novatech 1998

Troisième conférence internationale sur les nouvelles technologies en assainissement pluvial
Novatech 1998, troisième conférence internationale sur les nouvelles technologies en assainissement pluvial, s'est tenue à Lyon en mai dernier. Elle était organisée par le GRAIE (Groupe de Recherche Rhône-Alpes sur les Infrastructures et l'Eau) et soutenue par onze organisations françaises et internationales, dont Eurydice 92 et le Grand Lyon. Cette conférence a accueilli environ 340 participants issus de 24 pays.
Le nombre élevé de participants à cette troisième édition de Novatech est révélatrice d'un succès croissant et durable. Le programme de la conférence rassemblait 130 communications, traitant principalement des solutions innovantes pour le contrôle des rejets urbains de temps de pluie et leur traitement. Toutes les communications sont rassemblées dans les actes de la conférence, disponibles au GRAIE. L'AIQE (Association Internationale pour la Qualité de l'Eau) publie début 99 un numéro spécial dans la revue Water Science and Technology, dans lequel figurera une trentaine de communications, rigoureusement sélectionnées par le Comité Scientifique de Novatech (dirigé par le Professeur Michel Desbordes).
Nous vous proposons ici quelques rapides commentaires sur les sujets développés.
De manière générale, il n'apparaît pas de grandes nouveautés depuis Novatech'95, mais plutôt un renforcement des connaissances, l'argumentation d'hypothèses émises trois ans plus tôt et la multiplication des expériences sur les différents continents.
Le développement durable apparaît au cœur des préoccupations, plus particulièrement en ce qui concerne les rejets de temps de pluie. Les concepts proposés vont jusqu'à l'objectif zéro rejet à l'échelle des agglomérations urbaines. La ville de Tokyo fait de gros efforts dans ce sens. D'autres communications insistent d'avantage sur la modélisation mathématique de la qualité de l'eau, premier pas vers une planification durable (Pays-Bas). Aux Etats-Unis, c'est la pollution visuelle, due aux rejets urbains de temps de pluie, qui prime sur la prise en compte des impacts écologiques ; cette pollution est en effet celle qui est la plus largement perçue par le consommateur, lequel contribue directement au financement de l'assainissement pluvial, via un service public.
De nombreuses communications traitent de la caractérisation de la pollution des rejets urbains de temps de pluie, non seulement en terme de composition chimique, mais surtout en terme de traitabilité. Dans ce domaine, une attention toute particulière est portée sur la décantabilité de la pollution, dont l'évaluation est recherchée selon de multiples protocoles en laboratoire et in situ. Une certaine normalisation des protocoles serait tout à fait souhaitable, pour pouvoir comparer non seulement les méthodes, mais surtout les résultats sur l'efficacité des procédés de traitement.
Les technologies de pointe développées dans ce domaine comportent l'analyse granulométrique in situ par laser (Canada), la spectrophotométrie par U.V. (France), et le traitement d'images par l'utilisation de réseaux de neurones (Danemark).
D'autres avancées en matière de modélisation des rejets de temps de pluie sont exposées, soit par le développement de nouveaux modèles, soit par des adaptations / améliorations des modèles existants. Pour la modélisation des déversoirs d'orage, les recherches semblent s'orienter vers des approches simplifiées basées sur des modèles stochastiques (Belgique, Pays Bas).
Pour le traitement des rejets de temps de pluie, les recherches sur les process se multiplient. En trois ans, une bonne connaissance du fonctionnement et des performances des séparateurs hydrodynamiques a été acquise, soit par des observations en laboratoire, soit par des simulations mathématiques (Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne). De nombreuses autres solutions pour le traitement des effluents de temps de pluie sont présentées ; citons notamment la décantation avec floculants ; l'aéroflottation - filtration sur sable - désinfection par U.V. ; la coagulation-floculation physico-chimique et l'oxydation chimique ; l'utilisation de barrages flottants pour le piégeage des flottants ; la mise en place de dégrilleurs à brosses autonettoyants ; la récupération des solides par des séparateurs au niveau des déversoirs d'orage (Canada, France, Allemagne). Des études sont menées sur l'efficacité des bassins de décantation en fonction de leur gestion (vidanges en particulier), utilisant des modèles CFD pour simuler la distribution des particules dans les bassins (Belgique, Allemagne).
La gestion des eaux pluviales se développe dans de nombreux pays ; en plus des bassins et des noues ou fossés, très populaires en Amérique du Nord, de nombreuses communications mettent l'accent sur les ouvrages d'infiltration, plus particulièrement sur les tranchées filtrantes et leur efficacité à long terme (Danemark, France). une solution couplée de fossé enherbé couvrant une tranchée d'infiltration a été expérimentée (Allemagne). La biofiltration (l'effluent traversant une zone végétalisée) est également largement testée et semble efficace pour améliorer la qualité des eaux de ruissellement. Un bon nombre de communications traite également des chaussées poreuses, avec ou sans réservoirs (structures réservoirs constituées de granulats ou de structures alvéolaires en béton ou en matières plastiques). Cette solution technique est largement étudiée et utilisée en France. De nouvelles structures hydrauliques facilitant le contrôle des débits de pointe des surverses de réseaux d'eaux pluviales sont expérimentées en Australie.
Pour finir, un certain nombre de communications traitent de l'incidence des apports de temps de pluie sur le fonctionnement et la gestion des stations d'épuration. L'approche la plus répandue pour étudier ces contraintes consiste à s'appuyer sur un site réel, équipé d'outils de gestion en temps réel.
Nous sommes dès à présent dans l'expectative de la quatrième conférence Novatech, à Lyon en 2001. Le Comité scientifique insiste sur le fait que l'intérêt de la conférence repose sur la présentation de technologies innovantes et sur la suppression de la barrière des langues. Pour les congressistes non-européens, ces conférences constituent le lieu idéal pour connaître les recherches et expérimentations sur la pollution des rejets urbains de temps de pluie menées en Europe. L'organisation de telles conférences, tant scientifiques que techniques, est un travail difficile, qui demande beaucoup d'efforts et le soutien de nombreux collaborateurs. Pour ce qui est de Novatech 1998, les forces motrices doivent être remerciées pour un travail aussi bien accompli, à savoir : le Président du Comité scientifique, Michel Desbordes (Université de Montpellier), le Président du Comité d'organisation, Bruno Polga également Vice-Président du Grand Lyon, le secrétaire général des conférences Novatech, Bernard Chocat (INSA) et Elodie Brelot (GRAIE).
Jiri Marsalek
Secrétaire du comité joint IAHR / IAWQ
sur l'assainissement pluvial

 

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Synthèse Novatech 1995

Le but de ce document est de faire une synthèse des communications présentées au cours de la deuxième conférence internationale sur les nouvelles technologies en assainissement pluvial, NOVATECH 95, qui s'est tenue à Lyon entre le 30 mai et le 1er juin 1995. Il s'attache tout particulièrement à mettre en évidence les avancées les plus significatives sur lesquelles un consensus semble s'être effectué, ainsi que certaines idées novatrices et originales susceptibles de se développer au cours des années à venir.
Le contenu de l'article s'appuie tout particulièrement sur un important travail de synthèse effectué par les différents présidents de séance qui ont chacun immédiatement établi un compte rendu des communications et des débats qu'ils ont dirigés. Leurs contributions ont permis de dégager les idées principales qui ressortent des 70 communications présentées au cours de la conférence. Les auteurs voudraient remercier chaleureusement chacun d'entre eux.
Au cours de NOVATECH 95, les communications ont traité des nouvelles solutions en assainissement pluvial, essentiellement selon trois angles :
- les nouvelles technologies en assainissement pluvial : ouvrages de stockage et d'infiltration in situ, mais aussi techniques de traitement et de contrôle de la pollution produite par temps de pluie ;
- les nouvelles approches de la gestion urbaine de l'eau et les nouveaux critères pris en compte pour l'étude de l'assainissement pluvial urbain : beaucoup de communications se sont notamment attachées à rétablir les liens entre la gestion de l'eau dans son ensemble (cycle urbain mais aussi naturel) et l'aménagement de l'espace ;
- la compréhension et la prévision du fonctionnement des ouvrages et du cycle urbain de l'eau : développement d'outils de modélisation, mathématique mais aussi physique, ainsi que méthodes de gestion en temps réel des ouvrages.
Nous avons retenu neuf thèmes pour la présentation des principaux résultats.
1. Utilisation des chaussées à structure réservoir.
Ce type de technique prend de l'importance principalement en France et dans certains pays d'Europe du Nord. Toutes les études présentées confirment l'aptitude de cette technique à réduire les débits de pointe et les volumes évacués à l'aval, de même que les concentrations en polluants et donc les masses de pollution. Ce résultat est vrai même si aucune structure spécifique de piégeage de la pollution n'est prévue. Une étude effectuée au Royaume Uni (C.J. Pratt) donne des résultats prometteurs sur la biodégradabilité des hydrocarbures piégés à l'intérieur de la chaussée.
En France, les chaussées à structure réservoir ont dépassé la phase expérimentale et les études s'intéressent maintenant au problème de l'entretien. Ce dernier doit s'intégrer dans une politique générale de gestion de la pollution des voiries urbaines, car les matériaux retenus par les revêtements drainants contiennent des quantités parfois importantes de micro-polluants. Des machines spécifiques sont nécessaires pour la récupération des produits de décolmatage. Un entretien préventif par aspiration est conseillé.
2. Autres ouvrages de stockage.
Plusieurs communications ont été présentées portant sur le dimensionnement et l'exploitation des bassins de retenue. Un élément très étonnant réside dans la grande diversité des paramètres de dimensionnement ou d'évaluation de l'efficacité. Cette diversité semble due à la fois à la diversité des climats et à celle des problématiques. De plus en plus la fonction de lutte contre la pollution vient compléter la fonction hydraulique. Concernant cet aspect de lutte contre la pollution, deux approches contradictoires sont proposées : utiliser les bassins comme des ouvrages de décantation (avec une efficacité de piégeage des MES pouvant atteindre 80%), ou au contraire les concevoir de façon à amener le maximum de pollution à la station d'épuration.
Sur un plan méthodologique, plusieurs intervenants ont insisté sur la difficulté à exploiter les données mesurées traitées statistiquement comme entrée des modèles de dimensionnement. Cette difficulté semble fournir une piste intéressante de recherche pour les années à venir.
3. Infiltration des eaux de temps de pluie.
L'infiltration des eaux de ruissellement apparaît comme une technique à redécouvrir. Elle semble particulièrement intéressante à utiliser dans les zones semi-arides où elle permet de (re)constituer des réserves utilisables, du moins pour l'arrosage, pendant les périodes sèches. En Australie et au Japon, des règles de dimensionnement et de gestion sont en cours d'élaboration, ce qui devrait permettre de développer l'utilisation de ce type de technique. En pratique il ne semble pas qu'il y ait d'obstacles physiques interdisant l'infiltration in situ des eaux de ruissellement. Cette technique devrait donc se développer de façon importante dans l'avenir.
4. Contrôle ou traitement des eaux urbaines de temps de pluie avant rejet.
Le traitement et le contrôle des rejets urbains de temps de pluie est apparu comme le point fort de la conférence. Cet aspect a été abordé d'une façon ou d'une autre dans plus de la moitié des communications. Il est particulièrement étudié en Europe, essentiellement du fait de l'évolution de la réglementation. Plusieurs pistes ont été explorées.
- L'utilisation de bassins de retenue comme bassins de décantation. Plusieurs communications ont montré l'efficacité potentielle de ce type de technique qui permet de retenir jusqu'à 80% des matières en suspension ; le devenir des sédiments est très discuté : faut-il les renvoyer vers la station d'épuration après l'événement pluvieux ou les récupérer dans le bassin ?
- La réduction de la pollution à la source : de nombreuses communications ont été consacrées à ce thème ; elles ont permis d'évaluer l'efficacité de plusieurs techniques : chaussées à structure réservoir, avaloirs améliorés, tranchées d'exfiltration partielle. L'idée majeure qui se dégage est que ces dispositifs sont potentiellement très efficaces vis à vis du contrôle de la pollution, notamment en complément de systèmes existants, mais qu'ils augmentent notablement les problèmes de maintenance.
- Deux communications ont traité de l'efficacité des séparateurs hydrodynamiques. L'une conclut à une relative efficacité sur la rétention de la DCO et des MES ; l'autre (M. Hübner) est plus réservée. Il semble que divers paramètres expliquent ces différences d'appréciation : la capacité de l'ouvrage, le critère d'efficacité utilisé et les conditions des essais (régime permanent ou régime transitoire).
- Quatre communications françaises ont présenté des résultats obtenus sur des pilotes expérimentaux destinés à étudier l'efficacité de techniques spécifiques de traitement : décantation lamellaire, floculation, lestage avec du micro sable, etc.. Il s'agit de techniques bien connues qui ont été optimisées pour le traitement des rejets de temps de pluie. Les auteurs ont présenté des résultats encourageants, mais les protocoles expérimentaux ne sont pas toujours très clairs et il serait nécessaire de les tester avec de réels effluents urbains de temps de pluie ; de plus, les aspects économiques n'ont pas été abordés.
- Une piste relativement originale pour réduire la pollution liée aux déversements unitaires, proposée par H.C. Preul, consiste à stocker les eaux usées pendant les périodes pluvieuses de façon à ne rejeter que des eaux pluviales. Il ne s'agit pour l'instant que d'une démarche théorique ; la faisabilité pratique en vraie grandeur de cette hypothèse reste à confirmer.
- Deux communications (C. Joannis et J. Decker) ont mis en évidence l'importance des intrusions d'eaux parasites dans les réseaux d'assainissement suite aux épisodes pluvieux, ainsi que l'impact de ces intrusions sur le fonctionnement des stations d'épuration.
5. Prise en compte de la gestion intégrée des rivières urbaines dans la définition des stratégies d'assainissement des agglomérations.
Ce thème a particulièrement été abordé par les exposés de B. Ellis et de T. Ota. Il a été sous-jacent dans plusieurs autres exposés. La question centrale est de savoir comment refaire le lien entre la partie artificielle du cycle de l'eau, qui fait l'objet du réseau d'assainissement pluvial, et la partie, encore plus ou moins naturelle, constituée par les écoulements dans les réseaux hydrographiques. B. Ellis a défendu l'idée de développement durable et la nécessaire re-naturalisation des cours d'eau urbains. La discussion a fait apparaître que l'une des difficultés principales résidait dans la non disponibilité d'espaces à proximité des rivières, particulièrement dans les zones urbaines denses. Malgré tout, la réintégration de la partie urbaine du cycle de l'eau dans le cycle naturel semblent bien être l'un des enjeux importants de cette fin de siècle dans beaucoup de pays développés.

6. Définition de nouveaux critères et de nouvelles méthodes d'aide à la décision en matière de choix de stratégies d'assainissement pluvial.
L'aide à la décision en matière de choix de stratégies d'assainissement pluvial constituait le sujet principal de quatre communications. Les chercheurs se sont principalement intéressés à la recherche de critères pertinents d'aide à la décision (J. Argue, Y. Azzout), à la mise en évidence des relations entre les actions d'aménagement et leurs conséquences sur le cycle de l'eau (T. Ota), à l'utilisation de méthodes classiques ayant fait leurs preuves dans d'autres domaines comme l'assurance qualité (E. Alfakih) ou les systèmes experts (Y. Azzout, J. Argue). La qualité d'un système d'assainissement est jugé à partir de sa capacité :
- à bien contrôler les débits et limiter les risques d'inondation ;
- à minimiser la pollution rejetée ;
- à utiliser les eaux de ruissellement pour réalimenter la ressource en eau.

7. Difficultés institutionnelles d'utilisation des nouvelles techniques et nécessité de les intégrer dans l'aménagement urbain.
Plusieurs études de cas, provenant de différents continents, ont mis en évidence une grande ressemblance dans les problèmes d'intégration des nouvelles techniques de gestion des eaux pluviales dans l'aménagement urbain. Une volonté permanente d'intégration paysagère, urbanistique et d'usages multiples apparaît comme une nécessité. Cette volonté se heurte souvent à des difficultés financières (transfert financier entre la collectivité et les particuliers, nécessité de trouver de nouvelles ressources), sociales (acceptation par les usagers) ou de gestion. Concernant ce dernier point, une très intéressante étude de cas française (I. Perez-Sauvagnat), portant sur 128 petits bassins de retenue construits sur le domaine privé, montre que ces derniers sont souvent très mal entretenus et, de ce fait, posent de gros problèmes de fonctionnement. Cette étude est confirmée par d'autres résultats, obtenus notamment en Australie (G. O'Loughlin), et qui amènent à conclure que le stockage à la parcelle des eaux de ruissellement dans des bassins de retenue, n'est pas nécessairement la solution la plus adéquate pour gérer les eaux pluviales. De façon pratique, plusieurs auteurs ont insisté sur l'intérêt d'une contractualisation des relations entre les particuliers et la collectivité, venant compléter une information précise sur le fonctionnement des techniques utilisées.
8. Développement de nouveaux outils d'acquisition de connaissance ou d'étude.
Une première série de communications a présenté une nouvelle génération d'outils informatiques de simulation des rejets urbains de temps de pluie. Les progrès effectués portent essentiellement sur l'ergonomie et la facilité d'utilisation. Ces outils nécessitent cependant toujours un calage important sur le site à simuler ce qui rend difficile une généralisation rapide de leur exploitation. La question d'un modèle fiable de transport de pollution en réseau, susceptible de travailler sur des pas de temps courts, a également été évoquée.
Sur le plan méthodologique, le point le plus remarquable a été le grand nombre d'études reposant sur l'utilisation de séries chronologiques de pluies observées en entrée des modèles, associée à une analyse statistique des résultats. La généralisation de cette démarche (qui elle même n'est pas nouvelle) est rendue possible par le progrès des ordinateurs et des logiciels et les séries chronologiques de pluies semblent devoir à terme remplacer les pluies de projet. Dans le but de mettre à disposition des données réelles, une base de donnée rassemblant des informations simultanément sur la pluie, les débits et la pollution de l'eau sur différents bassins versants est développée en France (A. Saget). Cette base de données devrait être élargies à des données européennes.
Concernant la conception des ouvrages de stockage, deux communications ont présenté des études effectuées sur modèle réduit, essentiellement pour étudier l'efficacité (ou les risques) de dépôt de MES dans les ouvrages. Ce phénomène est en effet très sensible à la présence d'obstacles (poteaux, piliers, différentes structures internes), et sa modélisation mathématique est très compliquée (P. Bourgogne).
Une communication originale (M.R. Rasmussen) s'est intéressée à l'utilisation des réseaux de neurones pour la simulation des systèmes d'assainissement. Les temps de calcul sont réduits de façon très spectaculaires (divisés par 100) et les résultats obtenus sont intéressants. Cette technique nécessite cependant de disposer de nombreuses données fiables sur le site.
Enfin, une seule communication (G. Ruban) a porté strictement sur les aspects métrologiques. L'appareil présenté est un pollutomètre à infrarouges ; il permet de mesurer en continue la concentration de différents indicateurs (MES, DCO, nitrates), ce qui constitue un progrès considérable par rapport aux techniques de prélèvement. L'appareil n'est cependant efficace que pour des écoulements peu chargés en matières en suspension.
9. Gestion en temps réel.
Même si la gestion en temps réel n'était pas un thème central de la conférence, ce sujet a cependant été abordé dans quatre communications. M. Jorgensen a mis en évidence de façon théorique que le contrôle en temps réel était plus efficace lorsque l'on disposait de capacités de stockage à l'amont du réseau. Les résultats obtenus par A.G. Capodaglio montrent que le contrôle en temps réel est intéressant pendant l'événement pluvieux, mais également jusqu'à six à huit heures après l'événement (ce qui pourrait être dû à l'importance des intrusions d'eaux par infiltration à l'intérieur des réseaux unitaires). Les deux dernières communications ont porté sur l'amélioration des outils de simulation utilisables en temps réel (D.J. Lumley) et sur les possibilités d'utilisation des systèmes experts dans le choix des stratégies de contrôle en temps réel (C. Perrod). L'efficacité en termes écobnomique de la gestion en temps réel a été soulevée au cours des discussions. Si l'on peut démontrer que la gestion en temps réel permet de réduire exceptionnellement les rejets de temps de pluie, le simple surdimensionnement des ouvrages semble être parfois moins couteux.
10. Conclusions.
D'une manière générale, NOVATECH 95 a montré que l'assainissement pluvial des agglomérations soulevait de multiples questions auxquelles seules des approches transdisciplinaires pouvaient apporter des éléments de réponse. La conférence a également mis en évidence l'intérêt des confrontations internationales pour favoriser la structuration de telles approches.
De façon plus précise, trois conclusions spécifiques méritent d'être développées, qui constituent autant de sujets de réflexion pour l'avenir :
NOVATECH a pour objet les nouvelles technologies en assainissement pluvial, ce qui nous amène à nous poser la question de ce qui est nouveau. La conférence a montré que beaucoup de technologies nouvelles n'ont en fait de novateur que le fait qu'elles soient peu développées et, par conséquent, innovantes par rapport aux approches classiques. Beaucoup sont utilisées depuis plusieurs dizaines d'années, certaines sont connues depuis de nombreux siècles. Les scientifiques et ingénieurs ont donc souvent acquis les connaissances et les compétences qui permettent d'assurer l'efficacité des ouvrages d'un point de vue technique. Le frein à l'utilisation de ces solutions innovantes n'est donc pas technique, mais financier, social, politique, sociologique, etc.. Pour que l'utilisation de ces solutions se généralise, les techniciens doivent avant tout faire partager leur point de vue à leurs concitoyens et surtout à leurs représentants.
La deuxième question, qui découle d'ailleurs de la première, est celle de l'intérêt de ces solutions nouvelles pour notre société. Quelle activité économique ces solutions sont elles susceptibles de générer ? Quels services sont-elles susceptibles de produire ? Si ces questions sont d'actualité pour les pays industriels, elles le sont encore plus pour les pays en voie de développement, car ces solutions paraissent tout à fait adaptées aux besoins et problématiques que l'on y rencontre. Apporter des réponses argumentées à ces interrogations constituerait probablement un moteur puissant à une meilleure gestion urbaine de l'eau.
La troisième question relative à ces approches non-traditionnelles est relative à leur pérennité. A long terme, comment sont susceptibles d'évoluer les techniques de contrôle à la source ?
Ces questions ont bien sûr déjà fait l'objet de discussions au cours de NOVATECH 95, elles pourraient être abordées beaucoup plus largement lors de NOVATECH 98.

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